Sirène d’Halloween : le champ de citrouilles

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Ellen Clapsaddle (1865-1934)

Il est souvent difficile de trouver à manger dans la Ville. Les quelques boutiques connues des habitants de Libreté disparaissent parfois soudainement, et s’il arrive aussi de voir des rayons vides se remplir à nouveau comme par magie, c’est là hélas un phénomène capricieux qui force la plupart des expéditions à chercher fortune ailleurs. Bien entendu, de telles quêtes sont aussi risquées que nécessaires, et certaines sirènes ont bien compris comment tirer profit de la faim grandissante de la communauté.

Le champ de citrouilles est seulement visible de nuit, illuminant le ciel de la Ville d’une lueur orangeâtre. Il se présente sous la forme d’un petit potager privé coincé entre trois palissades et l’arrière d’une petite maison déserte. La terre est bien entretenue, les sillons parfaitement creusés, et les citrouilles qui s’y développent sont bien lourdes d’une chair des plus juteuses. Au milieu du carré cependant se dresse un épouvantail pour le moins effrayant, vêtu de haillons verts et surmonté d’une tête de citrouille creusée pour faire peur ; la lumière provient en fait d’une lampe à huile qu’on a placée dans son crâne et qui semble miraculeusement avoir tenu jusqu’ici sans s’éteindre.

Contrairement aux apparences, le danger ne provient pas de l’épouvantail lui-même mais des citrouilles. Celles-ci sont en réalité les appendices d’une sirène dormant dans la terre. Un enfant qui se mettra à tirer sur un des fruits orangés (il faudra bien y mettre les deux mains au vu de leur taille) réveillera le monstre, lequel tentera de l’agripper à l’aide de bras-lianes hérissés de pointes minuscules (c’est pour mieux s’accrocher aux vêtements).

Notez que les « fruits » du monstre sont comestibles et même parfaitement délicieux, pour peu que l’on ose se lancer, même s’il est possible qu’ils aient quelques effets secondaires. L’emplacement qui rattachait la citrouille au reste du corps (la « tige ») laisse cependant couler une substance rouge, collante et sucrée pendant quelques temps avant de sécher.

Règles spéciales : s’il est possible de repousser les lianes, un enfant n’a pas les moyens de véritablement tuer le monstre qui est trop bien enfoui – à moins d’user d’une sacré dose de pesticide ou de quelque chose de plus violent encore. Se voir enserré par des lianes n’inflige au pire qu’une seule coche de blessure. Une fois que l’enfant commence à s’enfoncer sous la terre, c’est une autre affaire : la première « bouchée » du monstre entraîne deux coches de blessure.

Enfantillage de PJ – « Échapper aux lianes » : lorsqu’un personnage-joueur est attaqué par les lianes du monstre, il doit réussir un test.

  • Sur 7 ou moins, l’enfant est étroitement ligoté par les lianes et se voit tiré à travers le sol jusqu’à la gueule du monstre. Ceux qui ont le courage d’essayer de le délivrer courent le risque d’être à leur tour capturés et dévorés !
  • Sur 8-10, le PJ parvient à se libérer de l’emprise du monstre et peut même repartir avec son trophée dans les bras.
  • Sur 11+, le PJ parvient à s’arracher aux lianes. Il peut en ressortir complètement dénudé et couvert de griffures, à moins qu’il perde quelque chose de très important pour la communauté (ce doit être plus important qu’une simple citrouille) ou qu’un personnage non-joueur venu l’aider ne soit emporté à sa place.

Avantages/Désavantages : monstre enfoui (Fuir), lianes souterraines (Agresser), leurre-épouvantail (Faire gaffe).

Enfantillages de PNJ : attendre en silence, faire jouer le vent dans les haillons de l’épouvantail, les laisser prendre une citrouille pour les mettre en confiance, saisir leurs chevilles avec des lianes, dévorer sa proie en commençant par les chevilles si croustillantes.